ÇAM’DI.X

ÇAM’DI.X

Le pari était ambitieux, le verdict est sans appel : la première nuit signée çAM’DI.X a marqué les esprits au fer rouge. Dès l’entrée franchie, le charme opère instantanément. Installé dans un écrin historique et brut, l’événement a transformé ce lieu chargé d’histoire en un véritable labyrinthe sensoriel où l’on prend un malin plaisir à s’égarer, dérivant d’une salle voûtée à l’autre au gré des vibrations de la basse.

Partout, une douce folie collective. L’espace a été pensé pour ne laisser aucun répit aux noctambules avec quatre scènes électro prises d’assaut dès les premières heures. Côté son, la programmation a refusé les cases étriquées pour offrir un spectre large et sans compromis : le tranchant de la techno rave, les montées acides et les pulsations psychédéliques de la psy-techno côtoyaient le groove plus hypnotique de la minimale et la chaleur syncopée de la house.

L’esprit de fête totale s’est niché dans les moindres recoins — y compris les plus improbables. Mention spéciale pour le sous-sol, où un DJ avait carrément pris ses quartiers dans les sanitaires, transformant une simple pause technique en club improvisé où l’on dansait jusqu’au bout du couloir. Plus loin, la Bestial Zone a tenu toutes ses promesses, servant de sas d’échauffement moite et survolté pour les corps en quête d’intensité.

Une première édition mémorable, brute et généreuse, qui pose d’emblée çAM’DI.X comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’expériences immersives et de liberté.

Alors prêt pour la deuxième édition?