Club Amour
Des raves bordelaises à l’italo-disco : l’art du lâcher-prise selon un DJ puriste
Vingt ans de platines au compteur, et une vision toujours aussi intransigeante du clubbing. Après deux décennies à faire vibrer les dancefloors au son d’un mélange house, electro, techno et EBM, ce DJ chevronné opère un retour instinctif vers ses racines. Il met désormais à l’honneur les pépites underground de la fin des années 70 et du début des années 80 — entre disco, italo, synth-pop et plaisirs coupables rétro —, sans pour autant renier la culture rave qui l’a forgé.
Son identité musicale s’est construite au fil de rencontres marquantes et d’époques charnières. Biberonné aux sonorités des Cure et de Depeche Mode, il découvre l’univers des raves sous le parrainage spirituel de figures comme Laurent Garnier, Jeff Mills ou Green Velvet. Au début des années 2000, alors baby DJ, il se jette dans la vague electroclash et croise la route de Kittin & The Hacker, Vitalic ou David Carretta avant leur explosion médiatique. Des artistes avec qui il a partagé les platines et conserve des liens étroits..
Pionnier des nuits bordelaises, il a notamment lancé les premières soirées clubbing queer de la ville il y a dix ans, bien avant l’avènement local de la scène drag ou l’engouement populaire pour Drag Race. Plus récemment, entre 2020 et 2024, il a pensé et animé des rendez-vous centrés sur la disco et ses dérivés. Après une courte pause, ces soirées reprendront dès la rentrée dans de nouveaux lieux.
Acteur aguerri de la nuit, ce DJ revendique une approche authentique du clubbing, loin des artifices contemporains :
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Un parcours solide : Des performances dans des institutions comme Le Sucre ou les Nuits Sonores à Lyon, La Station ou Le Gibus à Paris, l’iBoat à Bordeaux, mais aussi des dates en Allemagne, en Belgique, en Suisse et en Espagne.
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Une philosophie clubbing : La primauté absolue donnée à la musique et à la foule, dans des espaces sombres propices au lâcher-prise.
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Un positionnement clair : Le rejet des grands festivals “instagrammables” et de la pyrotechnie au profit de l’expérience brute du dancefloor.
Porté par un fil conducteur cohérent et une parfaite maîtrise de ses sélections, ce daron du mix continue de défendre une vision libre, sombre et hédoniste de la fête.
